Pourquoi la guerre, les religions, le racisme, la mort ? Qui suis-je que vais-je devenir ? Vers l’âge de 13 ans, la rentrée dans l’adolescence s’accompagne d’un flot de questions existentielles. C’est une phase parfois compliquée pour ces enfants qui grandissent, mais aussi pour les parents qui y assistent sans parfois savoir comment intervenir.

L’adolescence ravive les grands questionnements

Apprendre à parler pour un enfant c’est aussi apprendre à poser des questions. Et pourquoi le ciel est bleu ? Et pourquoi les oiseaux chantent ? Et pourquoi t’es vieux ? Des questions innocentes pour un enfant de 3 ans.

L’entrée au collège, pour un nouvel adolescent c’est se poser des questions différentes. Des questions portant toujours sur soi-même, mais aussi, avec une énergie débordante, sur le monde qui l’entoure. Le développement intellectuel qui accompagne cette phase de la vie apporte son lot de questions sur les problèmes du monde, parfois avec un peu de pessimisme, mais une approche qui est propre à l’adolescence. Nous cherchons alors qui nous sommes et ce que nous promet l’avenir.

Toutes les connaissances et les croyances que nous avons acquis pendant les premières années de notre vie se confrontent alors aux différences et contradictions dont le monde est composé. Vient alors la remise en question des valeurs transmises par nos parents. Ont-ils raison ? Se trompent-il ?

L’angoisse de l’avenir

Un adolescent au début du chemin qu’est la vie, se pose déjà la question de la fin : pourquoi vivre si c’est pour mourir ?  Difficile de relativiser sur la vie et sa durée âgé de 13 ans. À cet âge, nous sommes poussé vers l’avenir avec une force phénoménale qui, inévitablement, génère une angoisse. On a alors l’impression que tout les grands événements qui jalonneront notre vie aurons lieu demain, et non dans 10, 15 ou 30 ans. À 13 ans nous faisons aussi face aux générations les plus anciennes et il est difficile d’imaginer notre grand-père de 80 ans jeune et actif. Alors s’il a toujours été vieux, pourquoi serions nous différents ?

Cette angoisse peut s’expliquer par une méconnaissance de soi. L’adolescence est la période où nous nous forgeons. Nos expériences, nos motivations, nos intérêts et nos relations définissent la personne que nous deviendrons. Mais à 13 ans, rien de tout ceci n’est figé, et nous avons finalement très peu de contrôle sur notre avenir. Certains nourrissent de grands rêves, et c’est à cette période que ces rêves se confrontent à la réalité.

Le droit au bonheur ?

C’est souvent la consécration à toutes ces questions : demander à ses parents si nous aussi nous aurons le droit au bonheur. Difficile de savoir comment réagir à ces interrogations.

Avoir le droit au bonheur c’est insinuer que le bonheur arrive passivement, mais celui-ci se construit au fil de nos expériences, de nos rencontres. Par définition, nous avons tous le droit au bonheur, mais celui demande notre participation pour émerger. Nous construisons le bonheur à plusieurs mais aussi seul. Pour être heureux il faut commencer par croire au bonheur.

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